Le temps était venu. Le temps est venu plus de vingt ans après sa mort, de rendre vie à une oeuvre , et à l'homme de cette oeuvre.Presque inconnus, l'un comme l'autre, dans le Grand Monde de l'Art.Robert Tatin d'Avesnières. Comment dites-vous ? Robert Tatin.Peintre de l'Océanie. Robert Tatin, chantre d'un Pacifique qui n'existe- presque - plus. Tatin dont la peinture est la mémoire de ce Pacifique là.
De 1950 , date de son arrivée à tahiti, jusqu'en 1982, année de sa mort, trois décennies se déroulent sous le regard incomparable de ce peintre qui a oeuvré principalement sur leurs territoires. Polynésie, Nouvelle Calédonie, vanuatu (alors Nouvelles Hébrides).
Tout commence sur une île. Tahiti. Tout y revient.La première et la dernière. Aussi même lorsque ses ellipses ou éclipses,le feront se fixer dans d'autres îles, comme la Nouvelle Calédonie ou les Nouvelle Hébrides, Tatin reviendra toujours, dans sa peinture à la Polynésie. Il nous fallait restituer cette quête. Nous avons donc laissé ailleurs ces obsessions aux origines de ses rêves , même quand ceux ci se firent cauchemars.
C'est au travers de cette vision kaléidoscopique qu'il reviendra à chacun de donner sa lecture personnelle d'une oeuvre aussi lumineuse qu'énigmatique.
Puissiez vous alors , visiteurs, être ceux que cette exposition attendait
extrait de la préface à l'exposition de 2003 au centre d'art Jean-Marie TJIBAOU de Nouvelle calédonie